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La fois où je suis devenue marathonienne de trail

Le début, parce que ce n’est que le début!

Le début où cette folle aventure a débuté, soirée froide fin février 2018, j’enfile mes runnings avec la ferme conviction que je vais me remettre en forme. Maman de trois enfants et éducatrice, c’est maintenant que ça se passe.

Je commence donc par une inscription pour MA première course à vie, en début printemps au Bonjour Printemps, un 10 km.

Boum! Défi réussi : je suis maintenant contaminée du bonheur de la course.  Ici, j’enfile les événements et entraînements.

Septembre 2018, je regarde les inscriptions pour Harricana, j’ouvre, je referme et je recommence. Je me questionne… Pourquoi pas un marathon de trail? Je pense que je suis capable. Inscription, on coche ✔!

Les entraînements vont bon train, les courses de l’été se succèdent avec leurs lots de surprises et d’aventures. Je rencontre des gens exceptionnels tout au long de mon parcours.

Et nous y sommes déjà, le 6 septembre au matin, on embarque tous dans la voiture, direction Charlevoix, en famille. La course est maintenant une histoire de famille ici.

On arrive dans notre petit coin de paradis où nous aurons la chance de séjourner. Je suis fébrile, on se rend en famille chercher mon dossard. J’ai le stress collé dans le tapis, comme on dit. Les gens sont souriants, heureux et les bénévoles sont supers. Wow!

Je me sens déjà un peu moins stressée de voir l’atmosphère qui règne. Mais tout de même! J’ai une nuit de sommeil avant-course à passer quand même… Je refais mon sac, regarde mes choses, re-vérifie plein de fois les mêmes choses et je dors d’un oeil, tsé.

5 h 30 le réveil sonne… J’étais déjà réveillée. Je me lève. On débute avec un bon espresso et on déjeune. Nous partons tous en famille pour me déposer à la navette. Là, ça y est! C’est vrai! On part! Je suis dans l’autobus, le trajet nous brasse assez pour que je m’occupe l’esprit à autres choses que de stresser. Je trouve la température plus que parfaite. Il fait juste assez frais et c’est nuageux : parfait dans mon optique pour mon premier 42.

On arrive sur le lieu de départ, on laisse nos sacs, une petite pause pipi nerveux et il y en avait du monde dans le line up. Elles étaient en demande les toilettes et me voilà dans le box de départ, un coup à l’intérieur on y reste.

9 h et c’est parti. Voilà que le fun commence. Les premiers 21 km vont bon train. Je me respecte et reste ˝focus˝. Je fais de belles rencontres et profite de la nature au maximum. Premier ravito, je passe vite et continue mon chemin. Je rencontre un coureur qui deviendra presque un coéquipier, on se suivra un bon bout. Le sentier de l’épervier, mon genou droit commence à trouver ça moins drôle un peu, mais je reste focus. Aussi drôle que ça peut paraître, quand j’ai vu les publications sur les surprises des ravitos, je m’étais fixé comme objectif le cornet de sirop d’érable. Donc focus, je le veux le cornet.

Ravito montagne noire, j’en profite pour prendre un bon bouillon de poulet qui est le bienvenu d’ailleurs et MON cornet de sirop d’érable.

Maintenant, on a de quoi tenir jusqu’au bout. Malgré le fait qu’on m’ait mentionné qu’après la montagne noire ça ne faisait que descendre, les genoux me font sentir leur fatigue, mais je persévère. À un km de la ligne d’arrivée, un coureur passe près de moi et me dit qu’on est rendu! Enfinnn!

Je descends, mes enfants, mon conjoint, mes amis sont là. Ça y est! Je m’exclame, j’ai fini, mais non toé, faut que je remonte un bout de la pente et passe sous l’arche. Ah bin! Mes enfants avec un ami le font ce dernier bout avec moi. Je passe l’arche et c’est fait! Me voilà officiellement marathonienne de trail. Qui aurait cru cela il y a un an et demi passé?

À quand le prochain défi, parce que oui j’y ferai suite, oui j’ai eu la piqûre et oui je veux transmettre toute cette belle vibe que ça me procure.

Au prochain défi…..

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