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Il est encore permis de rêver

marie-eve harnois

« Faire une course en trail dans un autre pays. » C’est ce que j’ai vu, à mon réveil ce matin. Cette petite affiche qui trône sur le mur dans ma chambre. On dit que d’afficher ses rêves nous permet d’y croire davantage et de les réaliser. J’avoue que présentement, mon rêve vient d’en prendre un coup.

Je pratique la course en sentier depuis deux ans maintenant, et c’est ce qui me permet de me libérer complètement le cerveau. Je suis comme une enfant, dans mon moment présent, ici et maintenant. Le passé et le futur n’existent pas : j’ai un sourire « étampé » dans le visage, et je VIS.

N’ayant plus accès aux montagnes près de chez moi, dû à la situation actuelle, je me suis remise à la course sur route, dans mon quartier. J’essaie de trouver des routes plus en pente, afin de faire du dénivelé positif. On va se le dire : la course sur route, c’est plate. Plate comparativement à la course en sentier qui m’amène complètement ailleurs. Je dois continuer à courir, je veux rester en forme, j’ai un rêve à réaliser, un jour!

Cette année, mes courses étaient planifiées en fonction d’avoir assez de points ITRA, afin de pouvoir tenter ma chance à l’UTMB. Comme les événements sont annulés jusqu’au mois d’août, il me reste deux courses possible, septembre et octobre. Je dois me rendre à l’évidence : ce ne sera pas cette année que je pourrai attendre mon objectif de points. Je dois me réajuster et revoir mes rêves à court terme.

Quelqu’un m’a déjà dit que l’espoir fait vivre, nous permet de continuer et d’avancer. Je vais donc ajouter une petite affiche, sur le mur de ma chambre. Il sera indiqué : « Avoir la chance de faire mes courses Harricana et Bromont Ultra en 2020 ».

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