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QMT 2019 ou beau temps pour faire un 50 Km

C’est avec beaucoup d’envie que je suis retourné au QMT cette année, après une première expérience l’année passée sur le 25 km. J’ai donc opté pour le 50 km, en ligne avec mon entraînement et mes autres courses planifiées pour l’année 2019.

Je tiens d’abord à remercier l’organisation et les bénévoles pour la qualité de l’évènement, chacun ayant donné le maximum pour la réussite de cette édition 2019.

Les membres de mon club d’entraînement, le Club de Trail de Montréal (CTM) était largement présents sur cette édition tant dans les bénévoles que dans les différentes courses. Nous étions, sur le circuit du 50 km, une bonne dizaine à prendre le départ dans la brume du petit matin.

J’opte pour départ tranquille, fruit de mes dernières expériences, Défi Bleu en Martinique, 65 km de l’UTHC ou 55 km de Bromont.  Le temps est clément malgré les risques de pluie et nous nous engageons dans le Mestachibo. Le feeling est bon, je remonte tranquillement dans le peloton de départ.

Le parcours est magnifique, technique comme je l’aime. Au premier ravito, je double encore un bon groupe de coureurs et je continue à profiter du canyon et des passerelles sur la rivière.

Le pace est toujours lent, je reste dans ma stratégie de réserve pour la montagne et pour la fin du parcours. Après 4 h 07 de course, me voici au premier ravito à 11 h 37. Je suis en dessous du cut-off, mais j’avoue que ce n’est pas ma préoccupation. Je focus sur le changement de matériel et avale rapidement de quoi tenir.

Je repars à l’ascension du Mont Ste-Anne, ça grimpe en ta! Le soleil est de la partie, il est midi, ça tape! L’ascension est longue nonobstant mes bâtons qui me donnent un plus de facilité, je n’avance pas comme je le devrais. Les pentes de ski ne sont pas mon fort, je préfère les descendre à ski. Je focalise sur l’effort, oubliant le temps et le cut-off. Je n’ai jamais eu à m’en préoccuper dans mes courses précédentes.

Une fois en haut, la vue est magnifique. Je suis au-dessus d’une mer de nuages, le soleil est bien haut. Je n’en profite pas; je me relance dans cette boucle du sommet qui me fait redescendre une partie de la montagne pour enfin arriver au 2e ravito.

Cette remontée n’en finit plus. Je croise un coureur, harassé par le dénivelé et la chaleur, qui m’annonce qu’il va arrêter. De toute façon, on a passé le cut-off, m’apprend-t-il. Je prends conscience de cette éventualité et je tente tant bien que mal d’accélérer pour revenir au sommet du Mont Ste-Anne.

Il est déjà trop tard… cela n’en finit plus, mes gourdes sont vides et quand, enfin je vois le sommet, je ne pense qu’au ravito. La suite de la course, malgré la fatigue qui se fait sentir, ça viendra après.

Puis, c’est la dégringolade. Le bénévole, en charge du pointage, m’annonce que je suis au-delà de la barrière horaire de plus 40 min, et que c’est la fin du parcours. L’organisation et son règlement ne m’autorisent pas à continuer la course et la vingtaine de kilo qu’il me reste à faire. Je ne comprends pas.

Il est à peine plus de 14 h, des coureurs du 110 km vont encore passer sur le parcours jusque tard dans la nuit. Je ne suis pas blessé, je suis seulement lent. Je peux le faire, je l’ai déjà fait, je veux le faire. La décision demeure sans appel. Je suis éberlué. Est-ce les endorphines ou la déception, mais jamais je n’ai prévu mettre fin à cette course.

Au même moment, arrive Maxime Leboeuf, le premier du 110 km. Il repart du ravito aussi vite qu’il est arrivé.

Fin de la partie pour moi : j’ai droit au voyage final en télécabine pour retourner en bas, à la station. Déception, grande déception….

J’apprendrais plus tard que c’est un tiers des coureurs du 50 km qui n’auront pas satisfait les cut-off.

Cette première expérience de DNF, malgré moi, me laisse un goût amer sur ma performance et ma stratégie de course. Je vais revoir le tout. Par contre, je suis forcé de constater que l’organisation et son règlement, assez stricts et très serrés sur les temps alloués au parcours, me laissent perplexe.

Pourquoi si court ? Qu’est-ce que cela pouvait bien faire que je poursuive ma course? Les sentiers et les ravitos étaient encore occupés par les coureurs. Je n’étais clairement pas là pour faire un podium, mais pour terminer ma course. Je ne comprends toujours pas. Est-ce que quelqu’un aurait la générosité de m’expliquer?

Demain, retour à l’entraînement. J’ai d’autres défis cette année qui me feront vite oublier ce 50 km du QMT 2019.

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