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La magie des couleurs

Le 6 octobre, je participais aux 11 kilomètres Trail du Défi des Couleurs au Mont St-Anne.

C’est légèrement stressée que je me présentais à cet événement. En effet, au milieu de l’été, je me déversais la cheville gauche lors d’un entraînement. Par contre, par la suite, je complétais avec fierté et sans pépins le 28 kilomètres d’Harricana.

Après Harricana, je m’offre une semaine de repos et au retour à l’entraînement, PAF! une autre torsion de ma cheville… Je ralentis le rythme jusqu’au Défi des couleurs. Je ne voulais pas arrêter de courir et je me disais que d’y aller plus mollo pourrait aider à la récupération de ma cheville et que celle-ci pourrait reprendre des forces.

Mais voilà qu’un autre  anicroche survient. En me promenant tout bonnement sur le terrain pour ramasser les crottes de mon fidèle compagnon, voilà que celui-ci fait le fou et me fonce dessus pour jouer. Il me fait tomber et encore une fois, la cheville me tourne.  C’est n’importe quoi, on dirait que ma cheville est tellement molle, qu’elle tord à rien.  Pendant que je gémis de douleur au sol, Hubris (mon chien) lui, m’amène son  * freeze-bee * et ne pense qu’à jouer…

Donc, le matin de ma course au Mont St-Anne, je me rends nerveusement au petit kiosque PCN pour un taping. C’est avec la plus grande gentillesse que la demoiselle m’accueille et me fait un bandage en me donnant quelques conseils. Je me rends alors au départ avec fébrilité et un peu plus confiante. Je sais que le psychologique a énormément d’impact sur la suite des choses, alors j’opte pour les pensées positives.  Bon, je suis enrhumée, mais ce matin, la température, le décor, l’ambiance et la distance sont parfaits.  J’ai une cheville en bouillie, mais j’ai un taping et je suis en contrôle; je ne fais qu’un petit 11 kilomètres et je suis prête.

C’est un départ. Lors des quatres premiers kilomètres, je réussis à forger ma place. Je suis capable de dépasser bon nombre de participants et je maintiens le rythme. Ma devise est, et sera toujours la constance. Tout va bien jusqu’au huitième kilomètre.

D’emblée, ma faiblesse est la descente et là, il y a des descentes plutôt abruptes. La peur me prend et je me sens ralentir contre mon gré. Je vois plusieurs personnes me dépasser et la seule idée est que je suis maintenant en queue de peloton et que mon temps sera désastreux. Par dessus le marché, une crampe au psoas me contrait de marcher quelques instants. Contrôle Karine. Respire.

Je passe la ligne d’arrivée à bout de souffle et un peu déçue que mon corps se soit crispé ainsi. J’aperçois l’heure sur le cadran en dessous de la banderole Arrivée qui indique 11 h 16. Donc j’ai complété mon parcours en une heure et 16 minutes. Cela me place dans le premier quart féminin. Quelle surprise! La magie des couleurs a fait son effet.

Le 20 octobre, je me suis inscrite à la Trail du Grand Duc. Je compte bien prendre le départ. Est-ce maladif ou une passion? Je préfère par dessus tout dire haut et fort que c’est une passion incontrôlée.