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Mon grand jour: TNF50 2014

La fin de semaine dernière, au Trail de la Clinique du Coureur, j’ai échoué dans ma tentative de retrouver mon niveau des grands jours. Après deux saisons sans bons résultats, je crois maintenant mériter le titre de « has been » du Trail québécois. Pour cela, il faut tout de même qu’on se souvienne que j’ai déjà connu un certain succès. Je partage donc à nouveau mon récit de course de l’Endurance Challenge Championship 2014. J’avais alors couru mon record personnel en Trail avec une performance ITRA de 828 points! Voici mon récit, tel qu’écrit il y a plus de trois ans:

Ça part vite, mais je m’attendais à pire. Je m’efforce de rester concentré sur mes sensations pour éviter de me mettre dans le rouge. C’est d’ailleurs tout juste devant moi que le groupe de tête est scindé et je ne fais rien pour refermer l’écart qui se creuse. J’ai la ferme intention de faire ma course et de ne pas me laisser influencer par l’allure des autres. Je rejoins Rob Krar dans la deuxième descente (km 14 environ) et pour la première fois de la journée le doute m’envahit. Je me sens bien et décide de m’en tenir à mon plan et me fie à mes sensations. Je me retrouve donc devant celui qui avait fait une course intelligente pour l’emporter l’an dernier. Mon rythme pour la deuxième boucle d’une dizaine de kilomètres est légèrement supérieur à celui de la première. C’est bon signe.


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La descente vers Tennessee Valley ce fait dans la brume. C’est avec ma frontale à la main que je descend vers Michael (mon frère) et Anne-Marie (sa copine) qui m’attendent à ce ravitaillement (km 22). Grâce à eux j’ai pu gagner du temps précieux et manger des gâteaux de riz durant toute la course. Leur simple présence est une bonne source de motivation. Merci à vous deux.

Je devais être dans ma bulle jusqu’à Muir Beach (km 29) parce que je n’ai aucun souvenir précis de cette section de la course. Vient ensuite une interminable montée de plus de 7 km pendant laquelle je gagne plusieurs positions (Ça je m’en souviens). J’arrive au ravitaillement de Cardiac (km 37) en compagnie de Timothy Olson. C’est dans une section de sentier très raide que je perds contact avec lui (Il monte vraiment comme une brute !). Encore une fois, je m’en tiens au plan et monte à mon rythme. C’est dans une section asphalté juste avant le ravitaillement de McKennan Gulch (km 45) que je peux enfin avoir une bonne idée de ma position puisque nous croisons les meneurs. Mes facultés étant affaiblies par l’effort je ne parviens pas à compter précisément et conclu que je suis environ quinzième… 

Je fais la superbe descente vers Stinson Beach (km 52) complètement seul en prenant soin de me garder un peu de jambes pour la suite. C’est ensuite avec joie que je retrouve mon crew à nouveau. Dès le début de la montée suivante, Dan Kraft me rejoint puis se détache rapidement. Il est grand temps d’ouvrir la machine, mais les jambes ne répondent pas. Cette montée est très difficile et c’est à ce moment que je me sens le plus mal physiquement. Heureusement, le décor est splendide et je demeure positif. Même si j’ai l’impression d’avancer à pas de tortue, un seul autre coureur (Mike Foote) me dépasse dans cette ascension. Je le reprends dès le début de la descente suivante. Viens ensuite une section où nous croisons les coureurs du 50 km et du 50 miles dans une descente très boueuse. J’y creuse un bon écart avec Mike. Mes quelques entraînements dans les sentiers enneigés du Mont Bellevue y sont peut-être pour quelque chose ! Après une collision assez violente avec un coureur venant en face je lève un peu le pied question d’arriver sain et sauf en bas.


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Mike Foote me reprend dans la montée suivant Muir Beach (km 65). J’essaie de le garder à vue croyant pouvoir le reprendre dans la descente suivante. Malheureusement, il descend plus vite sur terrain sec et je ne parviens pas à refermer l’écart qu’il a creusé en montant. J’aperçois Dan Kraft devant puis Rob Krar derrière. C’est à ce moment que je me mets finalement en mode course (mode panique plutôt…) ce qui me permet de dépasser Dan dans la descente. J’arrive à Tennesse Valley (km 72) avec Rob Krar à mes trousses. Malgré mon incohérence et mon empressement, mon crew fait le travail et je quitte rapidement le ravitaillement, le couteau entre les dents.

C’est aux côtés du champion en titre que j’entame la dernière montée de la course. Une semaine plus tôt, j’ai eu la chance de faire la course contre une cavalière et sa monture dans cette même pente. J’avais alors fournis un très bon effort pour arriver en haut à peu près en même temps que le cheval (il faut dire qu’il devait transporter une bourgeoise sur son dos… quoique j’avais 25 km dans les jambes et lui sortait de l’écurie… Bref c’était pas très juste comme course, mais tout de même très amusant). Malheureusement, avec plus de 72 km dans les jambes, je n’ai pas la force de fournir un aussi bon effort et voit Rob filer devant. Je donne tout ce que j’ai dans les derniers kilomètres, descendant à toute vitesse vers l’arrivée. Je termine la course en 6h49, ce qui est bon pour la 14e position.

Durée Distance Dénivelé
km m
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